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Dans quel comté voterez-vous lors des prochaines élections provinciales? Peut-être pas dans le même qu’auparavant. En effet, la Commission de la représentation électorale a redécoupé la carte électorale de l’ensemble du Québec. Une décision qui touche un grand nombre de citoyennes et citoyens du Val-Saint-François.

Les municipalités de Racine, Maricourt, Valcourt et du Canton de Valcourt, qui se trouvaient dans le comté de Richmond, font désormais partie du comté de Daniel-Johnson. Qui comprend à la fois des municipalités de la Montérégie (Saint-Pie, Sainte-Hélène-de-Bagot, Saint-Liboire, etc.) et de l’Estrie (Shefford, Waterloo, etc.).

Même situation pour Saint-Anne-de-la-Rochelle, Lawrenceville et Bonsecours, auparavant dans Orford, qui se retrouvent dans Daniel-Johnson.

Ce qui signifie que l’ensemble des sept municipalités comprises dans ce qu’on appelle communément le «Val-7» se retrouvent désormais dans ce nouveau comté.

Carte électorale de 2017 (haut) et nouvelle carte électorale de 2026 (bas). (Source : Élections Québec)

Stoke, qui faisait partie du comté de Mégantic, est maintenant intégré dans Richmond.

Toutes les autres municipalités du Val vont quant à elles demeurer dans le comté de Richmond.

«On avait pas le choix»

Le député de Richmond, André Bachand, indique que cette révision était nécessaire.

«Le comté est très populeux. On savait qu’on devait perdre des municipalités. Plusieurs auraient préféré demeurer dans Richmond, mais il fallait diminuer la population de la circonscription. On n’avait pas le choix.»

André Bachand convient que le nouveau comté, tel que présenté sur la carte, devient davantage «urbain» et «sherbrookois» dans sa composition.

André Bachand, député de Richmond. (photo : archives du Val-Ouest)

«Nous aurions voulu rester dans Richmond»

Le maire de Racine, Mario Côté, se rappelle des démarches qui ont entouré la révision de la carte électorale.

«Nous aurions voulu rester dans le comté de Richmond. Idéalement, nous préférerions que toutes les municipalités du Val-Saint-François soient dans le même comté. Mais on ne peut pas. Nous sommes tout de même satisfaits, les sept municipalités du «Val-7», de nous retrouver ensemble dans le même comté. Au moins, ça c’est positif.»

Mario Côté apprécie que les autres municipalités de ce nouveau comté semblent avoir des réalités semblables à celles du Val. «Je pense que ça va être assez harmonieux.»

Mario Côté, maire de Racine. (crédit photo : Studio Vicky / MRC du Val-Saint-François)

Un «demi-mal»

Le préfet de la MRC du Val-Saint-François et maire de Valcourt, Pierre Tétrault, indique qu’il aurait, lui aussi, préféré rester dans Richmond. Il voit tout de même d’un bon œil ce redécoupage.

Le principal avantage, selon lui, est le fait que les municipalités de la MRC se retrouvent désormais dans deux circonscriptions électorales plutôt que trois, comme auparavant. «Ça permet une représentation politique plus facile», pointe-t-il.

Pierre Tétrault rappelle qu’un tel redécoupage électoral avait aussi été présenté par le gouvernement fédéral en 2022. Ce qui avait suscité une mobilisation politique sans précédent entre les sept municipalités de sa région. Ce mouvement de collaboration intermunicipale a perduré par la suite, créant cette appellation du «Val-7».

Les élus du Val ont toutefois choisi de ne pas se mobiliser de la même façon pour la révision de la carte électorale provinciale.

«Quand nous avons vu que nous étions les sept ensemble, c’était pour nous un demi-mal. Au lieu d’être divisés, nous sommes regroupés. Avec une certaine force qui nous permet de faire plus de bruit. Et nous en sommes capables», fait-il savoir.

PIerre Tétrault, préfet de la MRC du Val-Saint-François et maire de Valcourt. (crédit photo : Studio Vicky / MRC du Val-Saint-François)

Contestation jusqu’en Cour suprême

Cette nouvelle carte pourrait ne pas être définitive. Le redécoupage électoral n’ayant pas fait des heureux parmi la députation à Québec. Principalement en raison de la perte de poids politique de certaines régions, comme la Gaspésie. L’assemblée nationale avait ainsi adopté à l’unanimité, en 2024, une loi pour interrompre la révision de la carte.

Par la suite, la Cour d’appel avait jugé en décembre 2025 cette loi «inconstitutionnelle». Le gouvernement de François Legault avait alors demandé l’autorisation d’interjeter appel devant la Cour suprême du Canada. La Cour n’a pas encore répondu si elle entendrait ou non cette cause.

Idéalement, le gouvernement souhaiterait que la Cour prenne une décision d’ici avril. Ce qui permettrait d’adopter une nouvelle loi d’ici la fin juin, juste à temps pour les élections de l’automne.

«C’était vraiment l’unanimité à l’Assemblée nationale. Cette carte-là ne faisait pas l’affaire des députés. Si on présente un nouveau projet de loi et qu’on a l’appui de tous les partis politiques, on peut l’adopter la même journée. Et introduire dans cette loi de nouveaux critères dans la façon de délimiter, à l’avenir, les circonscriptions électorales», explique André Bachand.

En attendant, cette carte est officielle. Et, s’il n’y a pas de changement, elle sera utilisée par Élections Québec pour les prochaines élections provinciales qui auront lieu le 5 octobre 2026.

 

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Le Val-7 s’oppose au redécoupage électoral [fédéral] (octobre 2022)

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